Le secteur médical prévoit 350 000 créations de poste d’ici 5 ans…

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Extrait de l’excellent Blog http://leblog.adeccomedical.fr/blog/2015/02/05/le-secteur-medical-prevoit-350-000-creations-de-poste-dici-5-ans/#sthash.PO4l9KBG.dpbs 

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Quand les patients deviendront  leur propre médecin…


Google vient d’annoncer investir massivement dans le développement de capsules 2000 fois plus petites qu’un globule rouge et dont la nanotechnologie permettra d’émettre en temps réel des informations sur les paramètres vitaux de celui qui se fera injecter l’objet.

A Nice, des chercheurs français viennent de mettre au point une technologie permettant de détecter plusieurs années à l’avance les signes précurseurs d’un cancer potentiel.

Un peu partout dans le monde on commence à utiliser des imprimantes 3D pour reproduire un éclat de vertèbre ou de phalange avant réimplantation et on réfléchit à la possibilité d’utiliser cette technologie pour imprimer de la peau ou même un organe…

L’accélération de l’impact de la technologie sur la santé humaine commence à générer des espoirs (ou des craintes) concernant un allongement exponentiel de l’espérance de vie qui pourrait pour certains (c’est par exemple mon point de vue) doubler en deux générations.

Cette situation en perpétuelle évolution, associée à la multiplication sur le net de forums d’échanges de données et de conseils médicaux, pourrait laisser à penser qu’en multipliant les capteurs les plus précis et en les couplant à des metamoteurs de données doués d’une réelle intelligence artificielle il pourrait devenir possible pour le patient d’être son propre médecin…

Mais je crois profondément qu’il n’en sera rien.

Ayant en effet observée de fort prés récemment la détresse d’une jeune Médecin et néanmoins Maman face à la maladie de son enfant il m’est apparu comme une évidence que la seule chose que ne sauront pas faire les machines pendant longtemps encore (et heureusement) ce sont les choix froids et puissants dictés par le serment d’ Hippocrate, c’est aussi la capacité à prendre du recul face à la douleur parfois nécessaire, c’est encore le pouvoir de savoir parfois ne pas guérir mais donner du temps de vie sereine et c’est surtout la maîtrise de la serendipité médicale qui fait qu’au travers de l’éclat d’un regard, de la vibration d’une voix ou de la douceur d’une main dans celle de son patient un médecin absorbe, transforme, analyse et retransmets bien plus d’énergie vitale que tous les robots de monde et cela pour encore bien longtemps.

 

Jérick Develle

Médecins Intérimaires… Joyeuses Fêtes !


Autour du mot « médecin », les qualitatifs se sont bousculés cette semaine : « Sans-frontière » en Centreafrique, « du désert » en Lozère, « génial » autour d’un cœur bionique conçu et implanté par des médecins français.
Mais un triste qualificatif a aussi peuplé l’espace médiatique. « Mercenaire » a fait le buzz, repris en gros titres tout au long de la folle journée de présentation d’un rapport parlementaire par un député lui-même médecin.

« Médecin mercenaire » mais de quoi parle-t-on ? .
Ceux qui associent ces mots ont-ils vraiment conscience de ce qu’ils disent et de ce qu’ils font alors qu’il est de plus en plus difficile d’attirer vers les formations médicales les jeunes lycéens qui, au moment du choix, trouvent vertigineuses les 10 années d’études qui les attendent ?

Je regrette que ce rapport parlementaire, plutôt bien fait par ailleurs, n’ait pas pris la peine de clarifier une fois pour toute cette fable du salaire mirifique des médecins intérimaires.

Je vais donc essayer de faire simple et clair.

Ce que l’on nomme Intérim des Médecins recouvre deux réalités :

  • 95% des médecins concernés sont employés en vacation directement par les établissements ayant besoin de replacer un absent (de gré à gré en CDD)
  • 5% des médecins concernés sont employés en contrat d’intérim par une entreprise de travail temporaire (environ 200 médecins très expérimentés)

Ces médecins intérimaires délégués par nos entreprises font un travail de grande qualité (voir par exemple le commentaire de Patrick Pelloux à leur sujet)
Leurs rémunérations sont totalement transparentes et ont fait l’objet d’amalgames et d’incompréhensions inacceptables.

Voici les éléments, ils sont très simples :

Exemple d’un mission de remplacement d’une journée (le praticien titulaire est malade)

  • Salaire net pour la journée : 610 € / journée de 10 heures
  • Salaire net horaire (journée de 10 heures) : 61 € / heure
  • Dont Indemnités légales de congés payés (ICP 10%) et de précarité (IFM 10%) : 10,5 € / heure
  • Soit un salaire horaire net hors indemnités ICP et IFM de : 50,4 € / heure
  • Soit un salaire mensuel hors indemnités ICP et IFM de : 7 612 € (pour 10 années d’étude…)

Pour l’établissement hospitalier qui accueille ce Médecin intérimaire la facture intégrera :

  • Le salaire, les ICP et IFM (55% de la facture) : 923 € / journée de 10 heures
  • Les charges sociales, cotisation Assedic, le suivi médical (30% de la facture) : 495 € / journée de 10 heures
  • Les frais de recrutement (8% de la facture) : 130 € / journée de 10 heures
  • La marge de notre agence (yc salaires et charges de notre équipe) (8% de la facture) : 130 € / journée de 10 heures
  • Soit un total de : 1 677€ HT pour une journée de 10 heures
  • Et bien entendu si l’on rajoute la TVA (19,6%) on arrive à : 2 000€ TTC pour une  journée de 10 heures

Rien de mystérieux dans tout cela et pourtant, nous avons tous entendu les commentateurs annoncer qu’un médecin pouvait « gagner 2 000 euros dans la journée » alors qu’il « coûte » 2 000 euros ce qui n’a évidemment rien à voir

Au-delà de ce que j’ai pu dire sur RTL , Europe 1 ou France 2 à ce sujet, il me semblait important d’apporter un éclairage technique au débat.

Sans jamais oublier que derrière un Médecin il y a des patients et que pendant les fêtes de fin d’année,  des dizaines de médecins intérimaires mais aussi des Infirmières, des aides-soignantes, des sages-femmes,dans les services et aux urgences prendront soin des patients afin de laisser les titulaires profiter, à juste raison, de leurs réveillons en famille tout en assurant la sécurité médicale attendue par nos concitoyens.

Jérick Develle

Petit déjeuner débat avec Marisol Touraine ce matin au Conseil Constitutionnel organisé par l’Institut Montaigne autour de la Stratégie Nationale de Santé


Intervention de la Ministre extrêmement claire et décidée ! Je suis finalement plutôt en confiance avec son leadership et sa vision.

Par contre je trouve qu’elle gagnerait à être un peu moins « contrôlée » (un peu distante et cassante dans ses réponses).

Mais manifestement que l’on soit de gauche ou de droite, être Ministre de la Santé nécessite d’avoir une vraie et forte structuration intellectuelle bien au delà de ce que l’on demande à un « Politique » classique.

Voici quelques phrases notées à la volée :

  • Nous avons tendance à faire montre d’un pessimisme excessif alors que notre système est un des meilleurs du monde. Le budget de la sécurité sociale est supérieur au budget de l’état. 2 millions de français travaillent directement ou indirectement dans la santé.
  • Défis : Allongement espérance de vie et apparition de maladies chroniques liées à l’allongement de la vie.
  • Inégalité sociale face à la santé. L’écart d’espérance de vie entre les catégorie sociale ne s’est pas réduit « Habitant à un bout ou à l’autre du RER B, vous avez statistiquement 2 ans d’espérance de vie d’écart »
  • La démocratie sanitaire passe par une bonne information des patients potentiels et doit être garantie par la puissance publique. Très bientôt mise en place d’un site d’information de la santé qui fait suite à la suite d’un site sur les médicaments et les établissements.
  • Structuration de l’ambulatoire : l’enjeu principal est de mieux coordonner autour du patient les structures pour faire en sorte que le passage à l’hôpital ne se fasse pas par défaut.
  • C’est par bassins de vie que doivent se structurer les offres de soin
  • En France il faut de 7 à 10 ans pour faire passer une innovation dans les pratiques de soins. C’est 18 mois aux US.
  • Innovation accessible à une prise en charge collective: quelle répartition de la prise en charge de la recherche.
  • Les français monteront beaucoup plus vite que les autres aux créneaux en cas d’accident de santé lié à des risques médicaux/techniques non maîtrisés
  • Les règles changent année après année ? Oui, ok mais pour nous aussi elles changent année après année. Nous devons tous nous adapter
  • Quel prix est on prêts collectivement à payer pour la découverte d’un traitement allongeant de quelques semaines la durée de vie en cas de Cancer. C’est un débat que nous avons du mal à aborder dans le cadre du débat sur le « coût de l’innovation médicale ».
  • L’hôpital est dominant et c’est une question de culture. Ce qui est le plus dur à faire changer ce sont les blocages culturels…
  • Les pôles de sante représentent l’avenir. L’hôpital doit être le troisième recours après le médecin généraliste puis le spécialiste.
  • Au sujet des clauses de désignation (complémentaires santé) : Je n’accepte pas que l’on dise que je ne respecte pas les choix du Conseil Constitutionnel. Les clauses de désignation existaient depuis très longtemps . Il faudrait me croire stupide pour ne pas comprendre le débat. C’est le Conseil Constitutionnel qui tranchera.
  • Question d’un patient chronique : « à quoi servons nous en dehors d’être un coût dans la société ». La réponse : la concertation sera la clef avec d’une part un appel d’offre autour de la mise en place d’une aide à la complémentaire santé et par ailleurs les « contrats responsables et solidaires ». 
  • J’ai la profonde conviction que nous devons passer à un nouveau stade (après l’étape 2002) de la démocratie sanitaire.

 Jérick Develle

Les soignants et l’Oncologie: au-delà de la technique et du soin, des motivations profondes

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Chaleureusement reçu à l’Institut Curie avec des amis blogueurs, nous avons tous été frappés par la ferveur avec laquelle Marie Dutreix et Youlia Kirova nous ont présenté le ssoirees_blogueurs_fevrier_ter[1]eul hôpital au monde disposant de 5 techniques différentes d’irradiations mammaires et nous ont démontré que l’Oncologie n’est pas « un travail mais bien un destin ».

Pour ces deux chercheuses d’exception, en matière de Cancer chaque jour apporte une nouvelle molécule de combat et le défi est alors d’en limiter les effets secondaires. Il en est de même en matière de radiothérapie qui doit permettre d’irradier les zones cibles sans toucher les zones à risque.

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Ainsi les 20 dernières années ont vu progresser très fortement (x2 pour le Cancer du Sein) les taux de guérison et cela grâce en grande partie à l’évolution combinée de l’Irradiation thérapeutique (la Tomotherapie par exemple depuis 2007 en France) et de la Chimiothérapie.

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Mais en matière d’Oncologie, la technique n’est pas la seule arme. Loin s’en faut.

Il suffit de voir l’effort apporté dans les Centres de lutte contre le cancer pour accueillir les patients, les rassurer, leur expliquer le déroulement des traitements et leurs effets secondaires pour comprendre que l’Oncologie fait appel, comme les autres « spécialités », à des qualités humaines tout à fait particulières. Il faut en effet pouvoir être le Soutien qui aide à avancer, celui qui écoute, celui qui comprend la souffrance sans l’absorber et celui qui sait masquer ses propres émotions au patient alors que celui-ci les perçoit pourtant de façon exacerbée.

Mais « entrer en Oncologie » comme on « entre en religion » c’est faire face à une douloureuse évidence, la finalité n’est en effet pas seulement ou « forcement » de guérir. Il faut dès le départ faire le deuil du désir de toujours « sauver des vies » pour se concentrer sur une notion centrale : donner du temps au patient et surtout lui donner du temps de qualité de vie. On ne choisit donc pas l’Oncologie (que l’on soit médecin, aide-soignant, infirmière, cadre, chercheur) sans motivations profondes souvent liées à l’histoire de chacun.

Pour un soignant qui tient chaque jour la main d’un patient atteint d’un Cancer, une image revient souvent, celle du roc solitaire face au vent. Non pas le fier rocher des sommets mais l’humble rocher du bord de mer, celui qui est battu par des vagues successives, submergé souvent, sec et brûlant parfois, mais sculpté par le ressac de la menace.

Peu de spécialités sont aussi exposées à l’échec et exigent autant de faire face à sa propre impuissance alors que le Cancer est là, présent, sournois, et qu’il prend malheureusement trop souvent encore le dessus, malgré tous les efforts et les désirs,  laissant des traces discrètes mais néanmoins profondes chez celui qui soigne.830147fd86ae86fb0799310462405ac5[1]

Le soignant en Oncologie avance alors avec près de lui une deuxième ombre. Une deuxième ombre qui reste sagement derrière lui quand tout va bien mais qui, tout à coup, accélère et court éperdument devant : le Temps.

Voilà la vraie mission des soignants oncologues, dompter le Temps… Le rendre le plus long, le plus doux, le plus «  » vivable  » possible avant parfois de le souhaiter plus court.

Temps et qualité de vie, voilà 2 notions primordiales qui rendent essentiel le travail en équipe, fort d’une communication entre soignants permettant de cerner au mieux le patient, ses besoins, ses angoisses et  ses non-dits. Le ressenti n’est jamais le même entre une infirmière, une aide-soignante, un interne, un chef de service et toutes leurs informations combinées sont nécessaires tant chacune séparée ne signifie rien.

Ainsi peut-on capter le moment clé, celui où il faut être là. Peu importe alors le soignant qui sera présent, il faut juste qu’il y en ait un.

En Oncologie, les équipes sont généralement extrêmement joyeuses et soudées avec paradoxalement une vraie joie de vivre. C’est bien évidement une arme essentielle pour pouvoir, chaque jour, disposer de la réserve d’énergie nécessaire pour faire face. Mais il y a autre chose et cette « autre chose » est la forme d’exaltation que procure la danse incessante des soignants avec le Temps.

Jérick Develle

 

59% des américains utilisent le web pour rechercher des informations en matière de Santé


Selon The Pew Research Center, alors que 81% des adultes américains utilisent Internet, 59% disent l’avoir utilisé en 2012 pour rechercher des informations en matière de Santé.

35% des adultes américains précisent avoir ainsi essayé de mieux comprendre leur état de santé ou celui de leur proches.

A la question « vers qui vous êtes vous tourné (online ou pas) pour vous aider alors que vous étiez sérieusement malade, les personnes interrogées répondent :

  • à 70% avoir reçu des informations, des soins ou du soutien de la part d’un médecin ou d’un autre professionnel de la santé.
  • à 60% avoir obtenu des informations ou du soutien de la part d’amis et de membre de leurs familles.
  • à 24% d’avoir obtenu des informations ou du soutien de personnes souffrant des mêmes  problèmes de santé.

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Version 2010 du célébre Guide de la Santé au Travail Adecco Medical


Havre de paix, poste de secours, perte de temps, ou dernier refuge, chacun peut avoir une vision différente de son « infirmerie » et cette vision change d’ailleurs bien souvent en fonction de son âge, de son niveau de responsabilité ou de son état de santé.  La dernière décennie et son accélération des rythmes de vie et de travail montre que sous une forme ou sous une autre, un lieu réservé à la Santé au Travail et animé par une équipe spécialisée et au fait : 

  • des techniques de lutte contre les troubles psychosociaux,
  • de la lutte contre les maladies professionnelles et des addictions diverses,
  • des pathologies ignorées de par l’absence d’un suivi médical familial régulier,

est un repère essentiel à toute entreprise moderne qui a compris que sa propre santé économique et sociale passe par la santé et le bien être de ses collaborateurs.   

En publiant, à l’occasion du 31ème Congrès National de Santé au Travail, cette troisième version de son Guide de la Santé au Travail, Adecco Medical a pour objectif d’aider à la continuité de ce lieu essentiel qu’est le Service de Santé au Travail dans l’Entreprise.   

Cette troisième édition réalisée en collaboration avec le Professeur Frimat de l’Université de Lille II et Véronique Bacle, du SSTRN (Service Social du Travail Nord de France), a pour objectif d’aider les infirmiers de santé au travail ou les services de santé au travail dans leurs missions. Il s’inscrit dans le cadre de l’adaptation des fonctions de l’infirmier du travail dont la loi de modernisations sociale a fait évoluer les missions.   

Le guide comprend deux parties : la première accompagne les infirmiers de santé au travail dans la rédaction d’un guide personnalisé reprenant l’ensemble des process et outils, simples adaptés à l’entreprise dans laquelle ils exercent : organisation et contacts dans l’entreprise, process existants ou à développer concernant les urgences, les visites médicales, les actions de prévention, modèles d’affichettes de sensibilisation à la sécurité, …   

La deuxième partie du Guide recense l’ensemble des missions des différents professionnels de la santé au travail, ainsi que les textes de loi applicables à ce jour.   

Ce guide, une fois adapté à l’entreprise concernée, permet à l’infirmier de santé de prendre le recul nécessaire sur son activité pour assumer l’ensemble de ses fonctions (en particulier celles concernant la gestion de projets dans la cadre nouveau de la pluridisciplinarité de l’action en milieu de travail) et de s’assurer de la continuité de son activité en cas d’absence de sa part.   

Le « Guide de l’infirmier de Santé au travail est offert gracieusement par Adecco Medical à l’ensemble des professionnels de Santé au travail qui en font la demande : médecins, responsables de centres, infirmiers, etc… par mail à l’adresse suivante : juliette.jannin@adeccomedical.fr