Brexit : et non, la Génération Y n’a pas (encore) notre destin en main mais… c’est bien dommage

Mis en avant


Les sondeurs, les chaines d’infos, les « penseurs » (voir ce tweet « magnifique » de BHL) nous annonçaient encore une victoire finale des IN vendredi au petit matin avant es dépouillements renvoient une fois de plus les sondeurs à leurs chères études.

Au-delà des raisons profondément politiques et économiques de ce vote démocratique, je suis interpellé par l’analyse de l’âge des votants pour l’une ou l’autre des options. En effet à 64% (vs 24%) des 18-24 ans ont voté «in», à 45% (vs 39%) chez les 25-49 ans aussi. À l’inverse, à 49 % (vs 35%) des 50-64 ans ont opté pour le «out», et à 58%  (vs 33%) des plus de 65 ans.

Les générations X et W ont, de justesse, conservé dans les urnes l’avance qu’elles perdent au quotidien dans le leadership économique, politique, scientifique mais surtout moral…

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La vision universelle (no-border), ouverte, collaborative, créative et passionnée (Nuit debout) de cette Génération Y, en passe de prendre le pouvoir dans nos entreprises, est bien loin de disposer des relais politiques nécessaires pour convaincre au-delà de ses propres limites.

Nous vivions en la matière la fin d’une époque, nul doute qu’elle fera naître de belles vocations parmi des trentenaires qui vont décidément considérer que l’Avenir est bien trop important pour le laisser gérer par ceux qui ne savent plus lui sourire.

 

AgeGroupe

 

L’Afrique de taille !


Deux magnifiques représentations de l’Afrique tout à fait intéressantes.

La première donne une superbe idée de l’immense taille de l’Afrique et la deuxième donne une image très claire de la vision stratégique de la Chine en Afrique…

Afrique_Chine Source Stratfor - Le Point

Source Stratfor – Le Point

Les Révolutions Arabes expliquées à ma fille


Il y a un an se préparait dans l’ensemble des pays du nord de l’Afrique des évènements qui ont marqué l’histoire.

L’accumulation, d’images, de news en 140 caractères et de commentaires d’experts n’a pas toujours permis de prendre du recul par rapport à l’immédiat.

Un an après, voici ce qui me vient spontanément lorsque je souhaite expliquer ce qu’il s’est passé (et se passe encore) à ma fille.

Les Révolutions Arabes me semblent nées de trois phénomènes amplifiés les uns par les autres  :

  • D’abord la crise économique dans les pays développés (2008-2009) qui ont exporté dans les pays arabes leur situation (les usines ont ralenti d’abord en Tunisie bien avant de le faire en Europe). En parallèle, les étrangers vivant en Europe (diaspora) ont transféré moins d’argent dans leurs pays d’origine pendant que les touristes ralentissaient leur présence pour des raisons économiques.
  • La confiscation de l’Economie : Dans la plupart des pays d’Afrique du Nord, étaient concentrés entre les mains de quelques familles les pouvoirs politiques et économiques, générant dans les classes moyennes et aisées une réelle frustration. Or, ce sont ces classes de la population qui, maîtrisant les outils modernes de communication (réseaux sociaux mais surtout sms), a réussi à fédérer et à piloter la révolte en utilisant les informations révélées par Wikileaks.
  • Le peuple des « laissés pour compte» du développement qui, ayant accès de plus en plus souvent aux média occidentaux (et en particulier à la télévision Française)  souhaitent apporter au plus vite à leurs familles les moyens de se soigner, de se former et de se nourrir en dehors des zones traditionnelles rurales.

Révolution faite, ces pays doivent faire face à cinq défis :

  • Mettre en place une démocratie moderne en s’appuyant sur la capacité des cadres expatriés en Europe à rentrer « en mission » pour aider à écrire et bâtir une vie politique productive et surtout aider à reconstruire une  administration efficiente.
  • Mettre en place une démocratie sociale et syndicale. En effet, les pays totalitaires ont souvent noyauté les entreprises par l’intermédiaire de syndicats fictifs qui ne jouaient pas leur rôle. La disparition du pouvoir totalitaire laisse alors l’espoir de la satisfaction de revendications sociales irraisonnées parce que non étayées par une culture syndicale solide.
  • L’éducation. Il faut réorienter le système éducatif vers la formation aux métiers industriels modernes d’une part et d’autre part vers la formation aux métiers permettant aux entreprises européennes de se réimplanter pour des activités tertiaires et connectées.
  • La Religion. La plupart de ces pays ont utilisé la religion comme un outil de stabilisation du peuple. Ce clergé aux ordres risque d’être remplacé très rapidement par des extrêmes. Là encore, le salut peut venir de la diaspora qui doit être en mesure de rapatrier les imams formés à la culture moderne européenne porteur d’un respect de traditions religieuses compatibles avec la démocratie. La lutte d’influence sera déterminante entre des imams extrémistes arrivés de l’Est et des imams modernistes revenus du Nord.
  • Au final rien ne se fera sans l’injection régulière et puissante de capitaux venant d’Europe et des Etats Unis. A l’exemple de ce qui se passe en Tunisie en ce moment avec des subventions massives à l’importation de viandes bovines françaises (ce qui fait opportunément augmenter les cours de la viande avant  les élections françaises), ceci permet aux peuples de ressentir dans la vie quotidienne des améliorations concrètes. Mais surtout les aides occidentales devront s’orienter massivement vers des investissements d’infrastructures (énergie, transport, communication, santé,…) qui permettront de créer des emplois durablement financés ouvrant la voie d’un développement harmonieux.

Il semble évident que le capital humain sera la clé de la mise en place d’une démocratie durable au Maghreb.

Rien ne se fera sans une collaboration économique profonde avec les pays du Nord de la Méditerranée mais aussi avec la diaspora qui doit se mobilier pour diffuser des valeurs de tolérance et de démocratie.

Quatre bonnes nouvelles pour commencer l’année 2012 !


Pour commencer l’année d’un bon pied, partageons quelques bonnes nouvelles !

La Grippe H1N1 donne la fiévre à la France


Sur son blog du Times, Charles Bremner, journaliste du Times, décrit avec une pointe de mauvaise foi et  beaucoup de maitrise les « mauvaises »  habitudes françaises appliquée à gestion de la Pandémie. Les Anglais nous prennent pour des amateurs…

December 03, 2009

France in fever over swine flu  

Those who worry about France losing its identity should be relieved by the thoroughly Gallic way that the country has greeted swine flu. Over the past month, we have swung from one extreme to another.  Behind the story lies France’s deep suspicion of authority and its devotion to conspiracy theory.

First, the government ordered enough vaccine for the whole nation and more —  – a measure taken by few other states. Word then went around that there was more risk in vaccination than in contracting the disease. Some medical personnel fuelled the hysteria by refusing vaccination for themselves and a couple of government ministers said they were reluctant too. Then, two weeks ago, there was a sharp rise in flu deaths and millions rushed for their free injections.

The result is a fiasco. People are waiting all day for their piqure at state health centres. Roselyne Bachelot, the Health Minister, has called in military personnel and medical students to help but she is refusing to let civilian general practitioners do any innoculating [Bachelot in picture being vaccinated]. The reason for that is to save money. The tax-payer has already spent nearly a billion euros on over 90 million doses.

President Sarkozy gave his Cabinet an angry lecture on the mess yesterday. « If I were in your shoes I would make an example of someone immediately, » Sarkozy told Brice Hortefeux, the Interior Minister. That means that the head of another prefect (local state administrator) may roll for displeasing Sarkozy. The president wants to see no more television news pictures of vaccination queues snaking round the block, he said. The 1,200 centres are finally to open in the evenings and on Sundays.
Why has swine flu produced such a psychodrame? 

France distrusts its rulers and especially when it comes to public health. In recent decades, thousands have died because of government conspiracy, negligence or bungling. There was the scandal of the HIV-contaminated blood in the 1980s, in which the Socialist government delayed Aids-testing on donated blood because a French-made process was not yet available. A former Socialist Prime Minister was tried and aquitted. Other officials received criminal convictions. There were also the deaths of dozens of children because of France’s enthusistic use of growth hormones in the 1980s.  Nearly 60 percent of all world cases of Creutzfeldt-Jakob disease due to growth hormones have been recorded in France. And there was the August heat-wave of 2003 in which thousands of elderly and infirm died while the health and social services were on holiday.  

There was also a suspicion that the whole vaccination scheme was a plot to make money for GlaxoSmithKline, the pharma giant. Corroborating evidence for this theory — which quickly infected internet — was the fact that Bachelot, the Health Minister, is a pharmacist by profession. Suivez mon regard…

In case anyone thinks I am taking a gratuitous swipe with this analysis, Le Monde gave a typically succinct summary of the reasons for France’s flu tizzy last week.

« Four categories of reasons can be singled out, all exacerbated by the economic crisis: those linked to uncertainties, the links between health and money, the reactions to the course of the epidemic and a durable crisis of confidence with regard to governments and institutions. » [*French quote below]

As a final note, President Sarkozy is not setting a good example. He has so far failed to be vaccinated and le Parisien reported on Monday that he hates injections.
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*Le Monde:
Quatre catégories de raisons peuvent être individualisées, toutes exacerbées par la crise économique : celles liées aux incertitudes, les liens entre santé et argent, les réactions au cours suivi par la pandémie et une crise de confiance durable à l’égard des gouvernants et des institutions.