Médecins Intérimaires… Joyeuses Fêtes !


Autour du mot « médecin », les qualitatifs se sont bousculés cette semaine : « Sans-frontière » en Centreafrique, « du désert » en Lozère, « génial » autour d’un cœur bionique conçu et implanté par des médecins français.
Mais un triste qualificatif a aussi peuplé l’espace médiatique. « Mercenaire » a fait le buzz, repris en gros titres tout au long de la folle journée de présentation d’un rapport parlementaire par un député lui-même médecin.

« Médecin mercenaire » mais de quoi parle-t-on ? .
Ceux qui associent ces mots ont-ils vraiment conscience de ce qu’ils disent et de ce qu’ils font alors qu’il est de plus en plus difficile d’attirer vers les formations médicales les jeunes lycéens qui, au moment du choix, trouvent vertigineuses les 10 années d’études qui les attendent ?

Je regrette que ce rapport parlementaire, plutôt bien fait par ailleurs, n’ait pas pris la peine de clarifier une fois pour toute cette fable du salaire mirifique des médecins intérimaires.

Je vais donc essayer de faire simple et clair.

Ce que l’on nomme Intérim des Médecins recouvre deux réalités :

  • 95% des médecins concernés sont employés en vacation directement par les établissements ayant besoin de replacer un absent (de gré à gré en CDD)
  • 5% des médecins concernés sont employés en contrat d’intérim par une entreprise de travail temporaire (environ 200 médecins très expérimentés)

Ces médecins intérimaires délégués par nos entreprises font un travail de grande qualité (voir par exemple le commentaire de Patrick Pelloux à leur sujet)
Leurs rémunérations sont totalement transparentes et ont fait l’objet d’amalgames et d’incompréhensions inacceptables.

Voici les éléments, ils sont très simples :

Exemple d’un mission de remplacement d’une journée (le praticien titulaire est malade)

  • Salaire net pour la journée : 610 € / journée de 10 heures
  • Salaire net horaire (journée de 10 heures) : 61 € / heure
  • Dont Indemnités légales de congés payés (ICP 10%) et de précarité (IFM 10%) : 10,5 € / heure
  • Soit un salaire horaire net hors indemnités ICP et IFM de : 50,4 € / heure
  • Soit un salaire mensuel hors indemnités ICP et IFM de : 7 612 € (pour 10 années d’étude…)

Pour l’établissement hospitalier qui accueille ce Médecin intérimaire la facture intégrera :

  • Le salaire, les ICP et IFM (55% de la facture) : 923 € / journée de 10 heures
  • Les charges sociales, cotisation Assedic, le suivi médical (30% de la facture) : 495 € / journée de 10 heures
  • Les frais de recrutement (8% de la facture) : 130 € / journée de 10 heures
  • La marge de notre agence (yc salaires et charges de notre équipe) (8% de la facture) : 130 € / journée de 10 heures
  • Soit un total de : 1 677€ HT pour une journée de 10 heures
  • Et bien entendu si l’on rajoute la TVA (19,6%) on arrive à : 2 000€ TTC pour une  journée de 10 heures

Rien de mystérieux dans tout cela et pourtant, nous avons tous entendu les commentateurs annoncer qu’un médecin pouvait « gagner 2 000 euros dans la journée » alors qu’il « coûte » 2 000 euros ce qui n’a évidemment rien à voir

Au-delà de ce que j’ai pu dire sur RTL , Europe 1 ou France 2 à ce sujet, il me semblait important d’apporter un éclairage technique au débat.

Sans jamais oublier que derrière un Médecin il y a des patients et que pendant les fêtes de fin d’année,  des dizaines de médecins intérimaires mais aussi des Infirmières, des aides-soignantes, des sages-femmes,dans les services et aux urgences prendront soin des patients afin de laisser les titulaires profiter, à juste raison, de leurs réveillons en famille tout en assurant la sécurité médicale attendue par nos concitoyens.

Jérick Develle

Petit déjeuner débat avec Marisol Touraine ce matin au Conseil Constitutionnel organisé par l’Institut Montaigne autour de la Stratégie Nationale de Santé


Intervention de la Ministre extrêmement claire et décidée ! Je suis finalement plutôt en confiance avec son leadership et sa vision.

Par contre je trouve qu’elle gagnerait à être un peu moins « contrôlée » (un peu distante et cassante dans ses réponses).

Mais manifestement que l’on soit de gauche ou de droite, être Ministre de la Santé nécessite d’avoir une vraie et forte structuration intellectuelle bien au delà de ce que l’on demande à un « Politique » classique.

Voici quelques phrases notées à la volée :

  • Nous avons tendance à faire montre d’un pessimisme excessif alors que notre système est un des meilleurs du monde. Le budget de la sécurité sociale est supérieur au budget de l’état. 2 millions de français travaillent directement ou indirectement dans la santé.
  • Défis : Allongement espérance de vie et apparition de maladies chroniques liées à l’allongement de la vie.
  • Inégalité sociale face à la santé. L’écart d’espérance de vie entre les catégorie sociale ne s’est pas réduit « Habitant à un bout ou à l’autre du RER B, vous avez statistiquement 2 ans d’espérance de vie d’écart »
  • La démocratie sanitaire passe par une bonne information des patients potentiels et doit être garantie par la puissance publique. Très bientôt mise en place d’un site d’information de la santé qui fait suite à la suite d’un site sur les médicaments et les établissements.
  • Structuration de l’ambulatoire : l’enjeu principal est de mieux coordonner autour du patient les structures pour faire en sorte que le passage à l’hôpital ne se fasse pas par défaut.
  • C’est par bassins de vie que doivent se structurer les offres de soin
  • En France il faut de 7 à 10 ans pour faire passer une innovation dans les pratiques de soins. C’est 18 mois aux US.
  • Innovation accessible à une prise en charge collective: quelle répartition de la prise en charge de la recherche.
  • Les français monteront beaucoup plus vite que les autres aux créneaux en cas d’accident de santé lié à des risques médicaux/techniques non maîtrisés
  • Les règles changent année après année ? Oui, ok mais pour nous aussi elles changent année après année. Nous devons tous nous adapter
  • Quel prix est on prêts collectivement à payer pour la découverte d’un traitement allongeant de quelques semaines la durée de vie en cas de Cancer. C’est un débat que nous avons du mal à aborder dans le cadre du débat sur le « coût de l’innovation médicale ».
  • L’hôpital est dominant et c’est une question de culture. Ce qui est le plus dur à faire changer ce sont les blocages culturels…
  • Les pôles de sante représentent l’avenir. L’hôpital doit être le troisième recours après le médecin généraliste puis le spécialiste.
  • Au sujet des clauses de désignation (complémentaires santé) : Je n’accepte pas que l’on dise que je ne respecte pas les choix du Conseil Constitutionnel. Les clauses de désignation existaient depuis très longtemps . Il faudrait me croire stupide pour ne pas comprendre le débat. C’est le Conseil Constitutionnel qui tranchera.
  • Question d’un patient chronique : « à quoi servons nous en dehors d’être un coût dans la société ». La réponse : la concertation sera la clef avec d’une part un appel d’offre autour de la mise en place d’une aide à la complémentaire santé et par ailleurs les « contrats responsables et solidaires ». 
  • J’ai la profonde conviction que nous devons passer à un nouveau stade (après l’étape 2002) de la démocratie sanitaire.

 Jérick Develle

Pénurie d’infirmières et d’aides soignants Adecco Medical sur BFM TV


BFM TV le 24 Mars 2010  

Partenariat Adecco Medical et « l’Enfant@l’hôpital »


Adecco Medical est désormais partenaire de l’association « L’enfant@l’hôpital », avec le soutien de la Fondation Groupe Adecco.

Adecco Medical s’engage aux côtés de L’enfant@l’hôpital en privilégiant trois axes de collaboration: un soutien financier de 15 000 euros, des présentations vidéos de métiers mises en ligne sur les plateformes d’échange de l’association et une aide au recrutement d’un nouveau salarié.  Deux consultants spécialisés de l’équipe d’Adecco Medical parrainent ces actions.

Depuis plus de vingt ans, l’association « L’enfant@l’hôpital » apporte aux enfants malades et handicapés hospitalisés dans toute la France une nouvelle manière d’accéder à la culture, par internet. Voyageurs, savants et professionnels de divers métiers dialoguent avec eux, parfois du bout du monde. Stimulés par des stagiaires de l’Ecole Polytechnique en service civil auprès de l’association, les enfants lisent et écrivent ainsi sans effort. Dans le cadre du partenariat avec Adecco Medical, certains salariés de l’entreprise et plus généralement du Groupe Adecco présenteront les différents métiers des personnes recrutées dans les agences – préparateur en pharmacie, conducteur de travaux, employé dans l’hôtellerie…Ces reportages, mis en ligne sur les plateformes d’échange de l’association, permettront aux jeunes hospitalisés de mieux connaître les métiers qui les intéressent et d’en découvrir d’autres.

Par ailleurs, Adecco Medical met gratuitement à la disposition des bénévoles de l’association la ligne téléphonique de soutien psychologique habituellement dédiée à son personnel soignant. Enfin, un chèque de 15 000 € a été remis Fondation Groupe Adecco à l’association pour favoriser le recrutement d’un nouveau salarié en contrat d’apprentissage.

Cette embauche permettra une présence plus régulière de l’Association au delà de l’Ile de France et en particulier de l’association dans les hôpitaux de la région Rhône-Alpes.