Plus l’année avance et plus je me méfie de mes certitudes….


Plus l’année avance et plus je me méfie de mes certitudes….

De la Tunisie au Japon, de l’Egypte à la Libye, l’actualité dramatique de ce début d’année aura au moins eu cette vertu : le doute reste la clef de l’hygiène intellectuelle.

Dans la série de mes doutes, je trouve cet article relatant une intervention récente de Michel Rocard tout à fait conforme à ma triste analyse du fonctionnement de nos grands groupes qui, s’ils ne s’interrogent pas très vite sur leur raison d’être et le sens profond de leurs valeurs, vont se vider de leurs compétences pour mourir riches et momifiés.

Savoureuse analyse de Michel Rocard sur le Capitalisme (par Luc Cédelle) :

« Ça fait longtemps que je n’avais pas eu l’occasion de réactiver mes 30 ans de cotisation ». Lundi 4 avril, c’est dans un auditorium du siège de la CFDT et à l’invitation des enseignants du SGEN que Michel Rocard est venu plancher, sur le thème des « politiques publiques » et des « réformes de l’Etat ». « J’ai un peu d’expérience dans ce genre de choses. Ils m’ont fait l’honneur de me considérer comme une sorte d’expert. »

Pour un auditoire de quelques dizaines de militants, l’ancien premier ministre va, une heure durant, consumer autant d’énergie que pour un Zénith. L’introduction est amère et directe. « Vous avez un problème de sens de la bagarre, de démotivation, l’impression que tout est bouché ». Les raisons de cette situation « ne dépendent pas de votre champ d’action » mais « il faut quand même les comprendre ». A cet effet, suit un étourdissant exposé où défile toute l’histoire contemporaine pour aboutir à notre « capitalisme financiarisé ».

Après la guerre, explique-t-il, le capitalisme se dote de « trois grands stabilisateurs ». Le premier est la sécurité sociale. Le second est « l’utilisation des budgets et de la monnaie pour amortir les secousses ». Le troisième procède de la célèbre phrase d’Henry Ford : “je paye mes ouvriers pour qu’ils achètent mes voitures”. Ces trois éléments vont donner les Trente glorieuses qui, selon lui avant même le choc pétrolier de 1973, seront compromises par une série de nouveaux phénomènes.

Les actionnaires, regroupés dans des fonds, imposent aux conseils d’administration que « tout ce qu’ils veulent c’est du pognon, un retour sur investissement de 15% ». D’où « une formidable pression sur la masse salariale », amenant précarité, chômage, nouvelle pauvreté, délocalisations et surtout externalisation du maximum de tâches vers de petites entreprises. Le tout dans un contexte où « les capitaux ont un statut, pas l’entreprise comme collectivité humaine productive ».

En même temps, l’application de la doctrine monétariste en économie  « appuyée par 14 prix Nobel, interdit aux banques centrales d’émettre de la monnaie gratos pour les Etats, qui deviennent tous pauvres ».

«Une rareté budgétaire définitive»

L’ancien premier ministre en vient à « l’unicité mondiale » de « ce monstre qu’est l’éducation nationale ». « Avec 850 000 enseignants et 14 millions de scolarisés, je ne sais pas comment on fait. Je ne crois pas que des circulaires écrites puissent faire circuler la vie dans un machin de cette taille. Il faut prendre le risque de courir vers une vraie autonomie de gestion des établissements. Une des solutions possibles serait de tout ramener à l’échelle de la région, à moins d’être capable de gérer sur trente ans ».

Malheureusement, « la politique a disparu parce que le système d’information a dérivé vers le spectacle. La démocratie représentative a fait place au sondage sur l’instant ». Si bien que non seulement « vous vous heurterez à une rareté budgétaire définitive », assène-t-il, mais « vous n’aurez plus jamais de ministre compétent sur votre sujet ».

« Je ne vous console pas, j’en suis conscient », poursuit Michel Rocard qui – « pardonnez-moi, mes camarades » – rappelle qu’avec 70% de syndiqués, le syndicalisme nordique est capable de soutenir un vrai dialogue social, alors qu’avec seulement 9% en France, « tout le monde se fout du syndicalisme français ».

La conclusion sera un peu moins rude. « La seule réponse est le savoir et l’intelligence et ça passe par vous. Seul un syndicalisme de négociation permanente peut faire bouger les choses. Il faudra bien arriver à la civilisation écolo, à un monde durable, biodégradable, réparable, non jetable…Y’a que le syndicalisme éducatif pour y arriver, c’est votre boulot, allez-y les gars… »

Réseaux Sociaux : l’analyse de Burson-Marsteller


Attention Managers 1.0, vous êtes en voie de disparition…


La question n’est plus de savoir si les Réseaux Sociaux ont une influence sur la vie des entreprises mais de savoir comment amener très rapidement les managers des dites entreprises à se mettre en résonnance avec ce nouveau media. En cas de retard ou d’échec, la fracture va devenir si vite béante que la rupture générationnelle (génération Y ou Z) ne sera plus qu’une plaisanterie de cour d’école face au risque de rupture du lien social (numérique) qui guette toute entreprise inapte à cette révolution très bien décrite dans cette présentation percutante.

Source : Socialnomics09 — 5 mai 2010 — Social Media Revolution 2 is a refresh of the original video with new and updated social media & mobile statistics that are hard to ignore. Based on the book Socialnomics by Erik Qualman.

Vendre son rapport de stage : scier la branche….


Depuis quelques mois de nombreux sites (Oboulo.com, aidexam.com, oodoc.com … ) mettent à disposition des étudiants des moteurs de recherche permettant de disposer des rapports de stages, thèses ou autres présentations structurées réalisées dans le cadre du parcours scolaire ou universitaire de leurs ainés ou de leurs pairs.

Il devient donc possible de trouver facilement sur le Net, et ce pour quelques euros (5 à 10 euros), une présentation fort complète des petits et grands secrets des Entreprises.

Evidemment celles-ci vont très vite réagir et ne vont pas manquer de réduire encore plus la portée et donc l’intérêt des missions confiées aux stagiaires qu’elles accueillent.

Pire encore, nombre d’entreprises vont refuser tout stage intégrant des zones sensibles (communication, service commercial, juridique, etc…).

Quoi qu’il en soit, chaque entreprise doit, dés maintenant, se protéger et imposer dans ses conventions de stage l’obligation pour le stagiaire de disposer d’un accord écrit de l’entreprise avant publication sur le net (gratuite ou rémunérée).